SUR CE QUE J'EN DIS
En 2023, Pierre Olivier avait reçu le Prix du roman d’espionnage avec Lorsque tous trahiront, une coédition Konfident / La Manufacture de livres.
Gestapo Berger en est la suite, publiée par Konfident tout seul cette fois-ci, ce qui n’entame en rien la qualité de l’édition.
Ceux qui ont aimé le premier roman aimeront le second même si sa lecture n’est pas indispensable pour profiter pleinement de cette nouvelle publication, l’auteur faisant en sorte de resituer le contexte habilement dès les premières pages.
On y retrouve le même personnage principal avec lequel l’empathie m’est toujours aussi impossible sans que cela desserve mon plaisir de lecteur, allez comprendre. En effet, notre héros est un ancien collaborationniste qui a servi l’Allemagne nazie au sein de la LVF, pour Légion des Volontaires Français pour la lutte contre le bolchévisme, créée en 1941 par quatre partis collaborationnistes français avant d’être dissoute en 1944, ses membres intégrant la division SS Charlemagne.
Pas le gendre idéal donc, même pas pour les nostalgiques du IIIème Reich puisque le type en question décide de trahir la cause : traquer un ancien dirigeant de la Gestapo en échange d’une remise de peine conséquente, voire d’une possible amnésie de l’État à l’égard de ses agissements…
Ce qui donne un intérêt particulier à ce roman c’est qu’il s’inscrit dans un sous-genre souvent très apprécié en ce qui concerne les thrillers politiques : le roman à clé. Entendez que si l’histoire est une fiction, les personnages et les faits ne le sont pas forcément. On change des noms ici ou là pour brouiller les pistes mais la réalité est bien le terrain de jeu de l’écrivain.
La suite ici : https://cequejendis.fr/2026/04/13/gestapo-berger-de-pierre-olivier/
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